Faut-il un visa pour aller en Corée du Sud ?
Le visa Corée du Sud n’est pas nécessaire pour tous les voyageurs. Pour un court séjour touristique, certaines nationalités peuvent entrer sans visa, mais elles peuvent devoir demander une K-ETA avant le départ ou remplir une déclaration d’arrivée.
Pour un passeport français, un séjour touristique de moins de 90 jours peut actuellement être effectué sans visa. La France fait aussi partie des nationalités bénéficiant d’une exemption temporaire de K-ETA jusqu’au 31 décembre 2026, heure coréenne. Cette règle ne couvre pas automatiquement les séjours longs, le travail, les études ou d’autres motifs nécessitant un visa adapté.
| Situation | Formalité susceptible de s’appliquer |
|---|---|
| Nationalité dispensée de visa et temporairement exemptée de K-ETA | Pas de visa ni de K-ETA pour le court séjour concerné, mais une déclaration d’arrivée peut rester nécessaire. |
| Nationalité dispensée de visa mais soumise à K-ETA | K-ETA à obtenir avant le voyage. |
| Nationalité soumise à visa | Visa correspondant au séjour envisagé. |
| Titulaire d’une K-ETA valide | Pas de nouvelle K-ETA tant qu’elle reste valable et que les conditions applicables sont respectées. |
La nationalité ne suffit pas toujours à elle seule : le type de passeport, la durée, le motif du séjour, d’éventuels voyages précédents et le document présenté à la frontière peuvent modifier la formalité à accomplir.
Qu’est-ce que la K-ETA ?
La K-ETA est une autorisation électronique de voyage destinée à certains voyageurs qui peuvent entrer en Corée du Sud sans visa. Ce n’est pas un visa : elle permet de demander l’autorisation de voyager avant le départ lorsque cette formalité est requise pour le passeport concerné.
La demande prévoit notamment la saisie des informations du passeport et du voyage, puis une vérification des données avant soumission. Une K-ETA approuvée ne garantit pas l’admission sur le territoire : la décision finale relève des autorités de contrôle à l’arrivée.
Pour les demandes déposées depuis le 3 juillet 2023, la K-ETA est en principe valable trois ans, sans pouvoir dépasser la date d’expiration du passeport utilisé. Une nouvelle demande peut être nécessaire si les conditions de l’autorisation ou les données de voyage ne correspondent plus à votre situation.
Une K-ETA et un visa répondent à des régimes différents. Un voyageur dispensé de visa n’est pas nécessairement dispensé de K-ETA, et un voyageur temporairement exempté de K-ETA n’est pas automatiquement dispensé de déclaration d’arrivée.
Qui est exempté de K-ETA ?
Jusqu'au 31 décembre 2026, les titulaires de passeports des pays et territoires suivants bénéficient d'une exemption temporaire de K-ETA pour les courts séjours éligibles :
- Europe : Allemagne, Autriche, Belgique, Danemark, Espagne, Finlande, France, Italie, Norvège, Pays-Bas, Pologne, Royaume-Uni et Suède.
- Amériques : Canada et États-Unis (y compris Guam).
- Asie : Hong Kong, Japon, Macao, Singapour et Taïwan.
- Océanie : Australie et Nouvelle-Zélande.
Des exemptions sont également confirmées pour d'autres nationalités, notamment la Suisse, le Liechtenstein, le Portugal, la Grèce, Chypre et le Qatar.
Indépendamment de la nationalité, les voyageurs âgés de 17 ans ou moins ou de 65 ans ou plus sont dispensés de K-ETA lorsqu'ils sont éligibles à l'entrée sans visa.
Les voyageurs temporairement exemptés peuvent néanmoins demander volontairement une K-ETA, notamment pour être dispensés de déclaration d'arrivée.
Quelles nationalités doivent encore demander une K-ETA ?
La K-ETA reste obligatoire pour plusieurs nationalités bénéficiant de l'entrée sans visa, notamment :
- En Asie : Malaisie, Thaïlande et Brunei.
- En Europe : Albanie, Irlande, Roumanie et Serbie.
- Dans les Amériques : Argentine, Brésil, Chili, Colombie et Mexique.
- En Afrique : Afrique du Sud, Maroc, Maurice et Tunisie.
Ces exemples concernent les courts séjours sans visa et ne constituent pas une liste exhaustive. Certaines exemptions individuelles peuvent s'appliquer, notamment selon l'âge ou le type de passeport.
Si votre nationalité nécessite un visa pour entrer en Corée du Sud, la K-ETA ne remplace pas celui-ci.
Comment demander une K-ETA pour la Corée du Sud ?
Lorsqu’elle est requise, la demande de K-ETA se prépare avant le départ. Le voyageur peut effectuer directement la démarche auprès des autorités compétentes ou, s’il le souhaite, recourir à un accompagnement privé facultatif pour l’aider à préparer et vérifier les informations saisies.
- Vérifiez que votre passeport est éligible à la K-ETA et que vous n’êtes pas concerné par une exemption.
- Préparez votre passeport en cours de validité, une adresse e-mail et les informations utiles sur votre voyage.
- Complétez les données demandées avec soin, notamment celles liées à votre identité et à votre séjour.
- Relisez chaque information avant la soumission : une erreur sur le passeport ou les données essentielles peut compliquer le voyage.
- Attendez le résultat avant de vous rendre à l’aéroport lorsque la K-ETA est nécessaire à votre entrée sans visa.
Faut-il remplir une e-Arrival Card si l’on est exempté de K-ETA ?
L’exemption de K-ETA ne dispense pas automatiquement de la déclaration d’arrivée. Si vous voyagez en Corée du Sud sans K-ETA, vous devez généralement remplir une e-Arrival Card avant votre arrivée, sauf exemption particulière.
En revanche, si vous possédez une K-ETA valide, vous êtes normalement dispensé de cette déclaration.
Le formulaire officiel est gratuit et peut être soumis à partir de trois jours avant l’arrivée en Corée du Sud, selon l’heure coréenne.
Accompagnement privé avec frais de service · Démarche directe possible auprès des autorités
Visa touristique, K-ETA ou e-Arrival Card : quel est le bon réflexe ?
Commencez par identifier le passeport avec lequel vous voyagerez. Pour un ressortissant français effectuant un séjour touristique de moins de 90 jours, la question principale est actuellement moins celle du visa ou de la K-ETA que celle de la déclaration d’arrivée, sauf situation particulière.
À l’inverse, un voyageur dont le passeport est soumis à K-ETA doit obtenir cette autorisation avant le départ. Enfin, si la nationalité ou le projet de voyage impose un visa, il faut suivre la procédure correspondant à la catégorie de visa requise ; une K-ETA ne peut pas la remplacer.
Cas pratique : passeport français pour deux semaines de tourisme
Pour un séjour touristique de courte durée, le voyageur français est actuellement dispensé de visa et bénéficie de l’exemption temporaire de K-ETA. Il doit toutefois vérifier s’il doit soumettre une e-Arrival Card pour la Corée du Sud avant son arrivée, notamment s’il ne dispose pas d’une K-ETA valide ou d’une autre exemption de déclaration.
Cas pratique : passeport dispensé de visa mais non exempté de K-ETA
Le voyageur ne demande pas nécessairement un visa touristique, mais doit obtenir une K-ETA avant de partir si son passeport figure parmi ceux auxquels elle s’applique. Il ne doit pas attendre son arrivée pour découvrir cette exigence.
Cas pratique : séjour pour études, emploi ou installation
Un projet d’études, de travail ou de séjour long peut nécessiter un visa même si le passeport permet habituellement un court séjour sans visa. La formalité dépend alors de l’activité et de la durée prévues, pas seulement de la nationalité.
Ce qu’il faut vérifier avant le départ
- Le passeport exact que vous présenterez pour entrer en Corée du Sud.
- La durée et le motif réels du séjour.
- Votre éventuelle exemption temporaire de K-ETA ou exemption liée à l’âge.
- La nécessité d’une e-Arrival Card, d’un visa ou d’une autre formalité selon votre situation.
- La validité d’une K-ETA déjà obtenue et sa correspondance avec votre passeport actuel.
Les conditions d’entrée peuvent dépendre de détails que les règles générales ne couvrent pas entièrement. Vérifier votre voyage réel avant le départ reste particulièrement utile si vous avez plusieurs nationalités, un passeport récemment renouvelé, un transit, un séjour inhabituel ou un motif autre que le tourisme.
